vendredi 17 juin 2016

Le salon du livre d'Oloron en video


Où l'on me voit sur scène, recevant un prix pour mon poème "Mon rêve":

Mon rêve

Mon rêve a ses limites et j'en souffre déjà,
Je ne suis qu'une enfant, que l'on n'écoute pas.
J'ai dix ans dans ma chair, et cent ans dans mon cœur,
Pleurant de vos folies, et de bien trop d'erreurs.

Les murs autour de moi sont mes doux boucliers,
Mais aussi les barreaux m'empêchant d'avancer.
Humains, adultes fous, je veux vous secouer,
Hurler à pleins poumons pour tous vous réveiller !

Vous me croyez naïve, incapable de voir,
Que vous ne savez pas où vous mettez les pieds ?
Mais si un jour ici il doit naître un espoir,
Ce n'est pas de vos mains qu'il sera façonné.

Oui je suis une enfant, et je n'ai le pouvoir
Que de vous faire rire ou vous faire pleurer.
Vous m'assommez de notes, inutiles devoirs
Pour occuper mon temps, détourner ma pensée...

Mais j'ai déjà compris que si je ne fais rien,
Ce ne sont pas vos yeux vitreux sur vos écrans,
Qui me feront cadeau d'un plus beau lendemain,
Alors je vais cesser de n'être qu'une enfant.

Les années ont passé, aujourd'hui j'ai grandi,
Et j'ai plus de pouvoir que je n'en ai rêvé.
Ma taille et mon âge m'ont enfin garanti
Que l’oreille attentive on me l’accorderait.

Alors je vous le dis, il y a des enfants,
Partout autour de vous qu'il faudrait écouter.
Leurs rêves ne sont pas qu’inutiles et grands,
Faits de monstres bleus, de fées et chevaliers.

Ils ont surtout les yeux nobles et innocents,
Que vous avez perdus, ou choisi d'oublier.

Et si vous arrêtiez de perdre votre temps
A regarder ailleurs pour enfin retrouver
La noblesse du cœur, la fougueuse jeunesse,
Qui sommeillent en vous depuis bien des années ?

Demandez aux enfants, comment une princesse
Peut être réveillée par un tendre baiser...

Lydie MARTIN

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