samedi 26 novembre 2016

KAÏLA in english soon... :)

" At the origin of the World was the Love.
That of the Moon and the Sun,
Who looked for each other night and day. "



Chapter 1

I believe it not! Adam really has the gift to be a buddy with the guys most artillery of the high school! Besides, he always brings them under my nose by knowing that they ignore me totally ... which bastard! It looks like he makes him express!

 "Dear diary, My older brother is either an idiot devoid of empathy, or a sadist of first category! He still returned of the high school with his buddies great sexy, and as usual they make the idiots, just under my window ... without noticing that I observe them naturally. I remain seated as every day in this frame which bounds my golden cage, while isolating me from the immense sky which tightens me arms. Yes, well, all right I am too sentimental and always in my dreams, but it is not that which makes me invisible for them; it is just that they are 17 years old, and that their bodies of Greek gods filled with hormones do not vibrate for the 11-year-old younger sisters, uncomfortable in their own skin and relatively unsociable.
 Anyway, I could well be full of humor and repartee, I would always have a body of slug flask, flat where they want forms to caress, and the round stomach of sweets where they dream about very firm abs. I have nothing of a model, these pieces of tasty meat, molded in ends of cloth ridiculously small, as we see it everywhere;  from celebrity magazines to reality shows, including lousy virtual games of war and ads in any kinds. To believe that we can make buy anything from a man, since his memory associated the image of the product to that of a nymph nymphomaniac!
No but without messing around, even cars are transformed into platinum blonde, molded by latex, and asking be inspected by the garage owner... not but where are we going, there?
Anyway, I'm fed up to be a too mature kid for my age, I want to grow up and fast, not to be part of the furniture any more! "

 - " Amy! Go down to lay the table, and quickly! "
Mom, but when will you stop roaring?
- " AMY! "

 - " Yes! I will be right there! "
Pfff, the duties it is always for the same! And Adam he, he(it) has fun quietly during this time! It is to believe that she takes me for her maid!
- " I can help you Mimi? "
- " Ah Jeff! Yes! You fall well, thank you. "
- " With pleasure miss. "
What a smile Jeff! Ah, he really has the gift to lead to forget me all my concerns. It is to believe that we exchanged them Adam and he at the birth, so he is kind and protective with me. A real older brother!
- "Amy, you are not ashamed to make do your job by a guest?"
- "It is me who proposed hiermy help Madam, Amy asked to me for nothing. And then, I make that all the time at home."
- "Yes, well, it is kind to you Jeff."
 Ah ah you are snubbed eh Mom? Ah Jeff, if only you could take me far from here, the life would certainly be much easier with you... But hardly I begin to dream about a little of sweetness which a well known hurtful voice is listened: [...]

TO BE CONTINUED

mercredi 16 novembre 2016

KAÏLA tome 2, partie 4






-« Bien sûr, tout s’est bien passé jusque-là. Vas-y ! On se revoit ce soir. »
         -« Ok, alors on pourrait encore dîner ensemble et tu me raconteras ta journée ? »
         -« Ça marche, à ce soir Jeff. »
Il m’embrasse sur la joue en caressant mon visage, et se fait surprendre par Adam qui rentre en cours, surpris de voir son meilleur ami ici.
         -« Salut mec ! Qu’est-ce que tu fous là ? »
         -« Ah, salut ! Je disais juste au revoir. »
         -« Vous vous connaissez tous les deux ? »
         -« Très bien, oui. »
J’ai préféré répondre à la place de mon Gardien, qui semble mal à l’aise et ne s’attarde pas.
         -« Ok, je vous laisse. J’ai des choses à faire. »
         -« A plus, mec ! »
         -« A ce soir ! »
Enfin, quand nous ne sommes plus que tous les deux, Adam me presse de questions indiscrètes.
         -« Vous vous revoyez ce soir ? Ça fait longtemps que tu le connais ? Vous sortez ensemble, ou quoi ? »
Je regarde mon frère sans lui répondre, en me demandant où il veut en venir. Lui qui ne nous a jamais parlé de ses copines, je me dis que la vie privée de Jeff ne le regarde pas. Mais il continue…
         -« Tu sais, depuis quelques temps je ressens un drôle de vide en moi. Mais quand je t’ai vue ce matin… je ne sais pas, j’ai eu une drôle d’impression… »
Laura arrive d’un bond, et s’empare de la main d’Adam avant qu’il n’ait eu le temps de toucher le bout de mes doigts. Les cours reprennent et nous devons remettre notre discussion à plus tard pour suivre le mouvement général. C’est dommage, juste au moment où il commençait à ouvrir son cœur… j’ai l’impression qu’une partie de lui m’a reconnue, qu’il sait que je suis sa petite sœur disparue. Je me demande ce que vont en penser les Mimasu, mais je remonte les escaliers, faisant comme les autres et essayant pendant deux nouvelles heures de ne pas me faire remarquer. C’était sans compter sur ma nouvelle apparence, car les gars de la classe continuent de me faire les yeux doux et je suis rapidement intégrée dans le nouveau groupe d’amis d’Adam et Laura. Je n’ai donc pas à réfléchir à l’heure du déjeuner, car ils me guident tous sur le chemin qui mène au collège et nous nous retrouvons rapidement à longer les couloirs de vieille pierre où Lili avait exposé les dessins de ma classe. Je retrouve avec un certain plaisir l’endroit où j’avais surpris Jeff agenouillé devant mon loup noir, mais suis parcourue d’un frisson à l’idée de ce que ces yeux d’or pouvaient représenter pour lui. Une main posée sur le mur froid, je me laisse doubler par les jeunes loups affamés le temps d’une pause où plus rien ne peut m’atteindre. Mes oreilles ne reçoivent plus aucun bruit, et je me laisse envahir tout doucement par les sentiments étranges que me procure ce léger courant électrique parcourant ma chair. Le chant d’un oiseau perché dans une glycine du patio me ramène à la réalité et attire mon regard vers le potager qui a été aménagé par certains élèves dans ce jardin fermé. Je me remets en marche quand j’aperçois à nouveau cette fille étrange entièrement vêtue de tissus noirs et déchirés. Elle est assise dans un coin de la petite cours végétalisée, appuyée nonchalamment au mur, et occupée à mâcher quelques herbes qu’elle a dû ramasser dans ce jardin de curé. Adam et les autres se sont retourné pour m’attendre et ne cessent de m’appeler sans même faire attention à elle… suis-je la seule à la voir ?
         -« Allez Kaïla, dépêche ! On va se faire piquer les meilleures tables si tu restes plantée là ! »
Un des garçons vient me pousser aux épaules tandis que je regarde cette drôle de sorcière lever ses yeux méfiants vers moi. Mes pieds se remettent en marche et je la perds rapidement du regard. Ne voulant pas éveiller de soupçons sur mes perceptions extra-sensorielles, je préfère ne pas poser de questions à son sujet pour l’instant. Le déjeuner se déroule calmement étant donné que peu de collégiens osent se mêler à nous. Cependant, je suis déçue de n’apercevoir aucune de mes profs préférées ou de mes anciennes ennemies, mais c’est surtout la tête rousse de ce cher Timmy qui me fait défaut. Quand nous ressortons enfin, nos ventres bien pleins, tous les membres de la bande se dépêchent de rejoindre les couloirs du lycée pour récupérer leurs affaires.
         -« Vous allez où, là ? »
         -« Ben, on rentre chez nous ! Il y a grève des profs tout l’après-midi. T’étais pas au courant ? »
         -« Ah ? Non. »
         -« Je te ramène chez toi, si tu veux. J’ai un deuxième casque. »
         -« Hey ! De quoi tu parles ? C’est MON casque ! Tu ne vas pas me laisser là pour la ramener ELLE, quand même ? »
Laura n’a pas tardé à nous refaire une belle crise de jalousie, et mon frère a droit à une scène devant tous leurs copains. Cependant, il ne se laisse pas démonter.
         -« C’est bon, tu peux rentrer avec la navette, et même à pieds. T’es vraiment pas loin ! »
         -« Et alors ? Elle habite peut-être encore plus près que moi, si ça se trouve ? »
         -« C’est vrai ça, je ne sais même pas où t’habites ? »
L’attitude d’Adam et sa façon de me regarder commencent à me mettre mal à l’aise, et je préfère ne pas provoquer la colère de Laura en me collant à lui sur son scooter. De plus, il est préférable qu’il ne sache pas que je vis chez les Mimasu si je ne veux pas qu’il se pose trop de questions à mon sujet. L’orage bat son plein entre les tourtereaux qui ne me regardent même plus, et je me lance pour calmer la tempête.
         -« Laissez tomber, je préfère rester ici en études pour rattraper mon retard. On se voit demain ? »
Victorieuse mais encore furieuse, Laura n’attend pas une seconde de plus pour se diriger vers la sortie.
         -« Bon, tu viens Adam ? »
Celui-ci me regarde, déçu.
         -« Tu es sûre de toi ? »
         -« Certaine. C’est mieux comme ça, crois-moi. »
Quand ils disparaissent tous, je réalise que c’est pour moi l’occasion idéale de pouvoir me déplacer dans l’établissement sans chaperon et endosse mon sac au moment où le directeur du lycée me passe devant tel un fantôme, me lançant un regard sec et assassin. Décidemment il y a pas mal de personnages étranges ici ! Je n’hésite pas à lui emboîter de pas tout en gardant mes distances, et le suis discrètement à chaque détour de couloir, retournant dans l’enceinte des vieux murs de pierre du collège, puis sous les arcades… avant de le voir tourner la poignée de la lourde porte de la bibliothèque. Ça ne m’étonnerait pas qu’il soit ami avec ce vieux fou d’Hermano celui-là ! Même si ses pupilles n’étaient pas rouges comme celles du Proviseur du collège hier matin, il dégage quand même quelque chose de très désagréable… et j’ai envie d’en avoir le cœur net. Sortant de ma cachette derrière un large poteau, je marche lentement sous les arcades désertes, à l’heure où tous les collégiens doivent terminer leur repas. Savoir ces deux hommes ensemble ne me dit rein qui vaille… pourtant, mon corps s’arrête net lorsque j’aperçois de l’autre côté de la cour une frimousse aux cheveux roux.
         -« Timmy… »
J’abandonne ma mission de surveillance pour aller lui adresser quelques mots, heureuse de le savoir en plein air plutôt qu’enfermé dans sa grotte. Bien sûr je préfèrerais le voir accompagné d’amis de son âge, mais sa solitude ne m’étonne pas.
         -« Bonjour ! Tu ne manges pas avec les autres ? »
Quand il lève les yeux vers moi, je suis troublée de le voir amaigri.
         -« Non, je n’avais pas faim… »
         -« C’est dommage… parce que c’était bon, tu sais ? Tu n’as pas d’amis avec qui tu pourrais aller manger ? »
Son silence m’inquiète, sans que je sache pourquoi, et ses yeux toujours aussi noirs posent sur moi un regard lourd de tristesse.
         -« Si tu veux je pourrais manger avec toi demain ? Je suis au lycée… »
Maintenant que j’y pense, je suis étonnée que Laura ne s’occupe pas davantage de son petit frère. Elle ne voit pas dans quel état il est ? Mais j’imagine que son amourette avec mon frère focalise toute son attention…
         -« Je ne te connais pas. Je ne sais pas qui tu es. »
         -« Ah, oui… pardon ! Je ne me suis pas présentée, je m’appelle Kaïla. Je suis dans la classe de ta sœur. Laura… c’est bien ta sœur ? »
Il me regarde un long moment, avec ce visage inexpressif que je lui connais bien, comme s’il doutait que sa sœur ait pu me parler de lui. Je ne peux pas lui en vouloir d’être méfiant face à une inconnue, surtout quelqu’un qui cherche à s’occuper de lui comme ça, sur un coup de tête… sans même lui avoir été présenté.
         -« Tim ? Que fais-tu encore ici tout seul ? Ce n’est pas bon de sauter des repas comme ça, tu sais ? »
Cette voix, si douce… je la reconnais ! Un ange arrive vers nous et s’agenouille auprès de mon ami pour essayer de capter son regard, et quand elle lève les yeux vers moi pour se présenter, sa phrase se coupe un instant, et elle me sourit tendrement tout en se redressant avec grâce. Son regard tendre et lucide semble caresser mon visage au moment où elle entame la conversation.
         -« Bonjour. Etes-vous une amie de Timothée ? »
         -« Bonjour, je… en fait je suis au lycée, dans la classe de sa sœur, Laura. Je l’ai vu ici seul et j’ai pensé qu’il avait peut-être besoin de quelqu’un à qui parler… et avec qui partager ses repas… »
Son sourire s’étend lentement sur ses joues, tandis que ses prunelles gardent le contact avec mes yeux, comme si elle tentait d’y lire mon âme.